Allez au bout de ses convictions

J’apprécie toujours les individus et les groupes qui s’assument. Aujourd’hui, je tiens à lever mon chapeau aux féministes radicales et extrémistes. Un de leur concept est que la femme doit prendre possession de son corps et combattre le patriarcat. Refuser d’avoir des enfants, c’est s’opposer au patriarcat. Je dois admettre que leur logique se tient. Pour faire valoir cette idéologie, ils vont en en faire un documentaire. Très bonne initiative.

Cette idéologie est aussi soutenue par d’autres groupes écologique et anarchiste. Ils ont même un groupe : Mouvement pour l’Extinction Volontaire de l’Humanité. Il faut arrêter de se reproduire pour sauver la planète. Il semblerait qu’on soit trop d’humain sur terre. Je dois admettre qu’ils sont vraiment dedans.

Ce qui est hilarant dans cette idéologie, c’est que des personnes comme moi qui représentant le mal absolu (la droite) va se reproduire et prendre ainsi la place laisser vacant par ses âmes généreuses.  Je vais enseigner ma vision des choses à mes enfants et il y a de très forte chance qu’ils y adhère.  Qu’est-ce que vous voulez, la nature n’aime pas le vide. Alors, je remercie ces groupes de me laisser autant d’espace pour continuer le régime capitaliste. Ce n’est qu’une incitation supplémentaire pour me reproduire. Je dois leur donner cela, leur sacrifice va sauver la planète, mais pas de la façon qu’il le pense.

L’hypocrisie du privé

Ce qui me fascine dans notre système de santé actuel, c’est de voir à quel point les politiciens sont démagogue. Ils défendent le système actuel, un vrai système à deux vitesses, et taxent ceux qui veulent légiférer ce système de vouloir instaurer un système à deux vitesses. Malgré tous les efforts des socialistes-communistes, ils ne sont pas capables d’éliminer le privé. Il y a un message qu’il devrait commencer par comprendre. La population ne veut pas de système unique. Elle veut avoir des choix.

Cependant, les choix sont vraiment disproportionnés. Les listes d’attentes pour des examens mineurs sont affreusement trop longues dans le public. Ça aucun bon sens d’attendre 12-16 mois pour un examen pendant que le privé vous offre de le faire immédiatement. C’est toujours la façon que le médecin présente les solutions que je trouve hypocrite. Il vous explique le long processus au privé, toutes les étapes bureaucratique, le temps d’attente, etc. Après, il dit « ou, tu peux y aller avec le privé ». Si vous dites le mot magique, vous prenez un rendez-vous avec lui dans deux semaines pour parler des résultats. Le médecin a vraiment confiance au privé, puisque je n’avais pas pris mon rendez-vous avec la clinique privé à ce moment.

La question que je me pose, c’est pourquoi ce médecin prend autant de temps à m’expliquer le système public, pendant qu’il sait que le privé est largement supérieur et qu’il le recommande. Je dis recommande, parce que quand sa secrétaire te donne une carte d’affaire de la clinique privé, on fait de la référence. A chaque fois que je vois un médecin ou un vendeur, comme vous voulez, on me demande qui a fait la référence. C’est à peine s’il ne reçoive pas une ristourne. C’est carrément un « business » dans le réseau public. C’est malsain. Je suis en faveur du privé, mais pas dans le public.

La gestion du risque

Le système santé public est nécessaire, mais malheureusement incomplet. Certains services ne sont pas offerts, car ils sont considérés comme du luxe. Est-ce qu’on veut réellement payer pour que les filles obtiennent des implants mamaires via le réseau public? Pas vraiment, bien que certains homme de Cro-Magnon considèrent que c’est nécessaire. Il est évident que l’instauration d’un réseau public obligatoire dans tous les domaines n’est pas souhaitable. Le privé doit y jouer un rôle, particulièrement dans la gestion du luxe.

Au-delà du luxe, il y a aussi la gestion du risque. Dans le réseau public, les choix des gestionnaires sont faits en fonction de la production et des coûts. Les contribuables veulent le meilleur retour sur investissement. Les gestionnaires font des choix qui briment certaines libertés. Ils décident pour nous et nous n’avons aucune autre option que d’accepter leurs décisions.

Dans mon cas, j’ai été voir le chirurgien pour vérifier une bosse à l’abdomen. Il me touche pendant 30 secondes et en conclu que j’ai une hernie abdominal. Naturellement, je lui demande est-ce que c’est sérieux. Il me répond ceci : « On pourrait corriger l’hernie, mais ce n’est pas assez grave. Si jamais elles se déplacent et que tu as de la douleur intense, on va la replacer. » Le calcul est simple, il est plus rentable de laisser quelques cas empirer. Je suis un patient, je n’ai pas un mot à dire dans la décision.

Le système privé permet de pallier à cette situation. Tu es un client. Le médecin devrait te dire les pourcentages de chance que tu as que la situation empire et tu peux prendre une décision. Puisque le public considère que c’est du gaspillage de fond que d’opéré pour de la prévention dans ce cas-ci, le privé peut le faire sans que les contribuables soient sollicité. On respecterait ainsi les choix individuel des citoyens.

Le luxe comme source de financement

On l’oublie parfois, mais le système public, c’est avant tout une assurance que tous les citoyens doivent payer obligatoirement. La RAMQ, c’est la Régie d’Assurance Maladie du Québec. L’assurance dans le système de santé offre de nombreux avantage tant pour le public que le privé.

Ce qui est important, c’est que tous les citoyens soient couvert. Si d’autres citoyens veulent avoir plus d’assurances ou utiliser une autre que celle offert par le public, ça demeure un choix personnel.

Quand on interdit les assurances privés, on interdit le luxe. Dans une société capitaliste, il faut comprendre que si les citoyens ne peuvent pas se payer du luxe en santé, ils vont simplement dépenser leur argent ailleurs. C’est donc un non-sens d’être contre le privé quand le système public est sous-financé.

Il faut voir le privé comme une source additionnelle de revenu. Les assureurs privés vont payer de l’impôt sur les profits qu’ils vont faire sur les citoyens qui auront décider de pas utiliser le système public. Les compagnies qui vont offrir des services privés vont aussi payer de l’impôt. Les citoyens qui vont avoir une assurance privé vont aussi payer via leur impôt l’assurance public. On se retrouve à les taxer indirectement pour leur recours au luxe.

Tout ce qui sera fait au privé, n’aura pas besoin d’être fait au public. Ce n’est pas la solution miracle, mais c’est certainement un moyen de financer adéquatement notre système de santé public.

Le gaspillage dans le système de santé public

Dans mon séjour dans le réseau privé de santé du Québec, j’ai dû à mon grand regret devoir utiliser le système de santé public. Mon médecin de famille veut qu’un chirurgien vérifie une bosse à l’abdomen. Malgré le fait que qu’un autre médecin avait déjà vérifier et était venu à la même conclusion que lui, il me dit qu’il a des chances que ça soit un hernie abdominale. Il me dit que les listes d’attente sont longue, donc vaut mieux si prendre tôt…

Je me rend à mon rendez-vous environ 30 minutes d’avance. Je fais mon enregistrement avec ma carte d’assurance maladie. J’attends à peine 5 minutes et je suis appellé pour voir le chirurgien. Je suis étonné de passer aussi vite. Le chirurgien me dit que c’est parce qu’il y a beaucoup de monde qui ne sont pas pointé. Il avait 6 rendez-vous, seulement moi et un autre avons été présent. C’est carrément du gaspillage. Bien que ça coûte rien à l’état, on fait perdre du temps à un médecin spécialiste. C’est grotesque. On dirait que parce que c’est gratuit les gens se permettent de ne pas faire attention. C’est certain que cette perte de temps ne sera pas comptabilisé dans les chiffres du gouvernement, mais c’est une mauvaise utilisation du système. Nous avons une responsabilité en tant que citoyen de pas gaspiller les ressources communes pendant que des groupes de pression nous cassent les oreilles qu’ils manquent de médecin.