La perception plus forte que la vérité

July 30, 2009

Le conflit entre le syndicat des travailleurs de l’information du Journal de Montréal affilié à la CSN traîne en longueur. Le syndicat accuse leur patron, Corporation Sun Media, d’être antisyndical et d’utiliser des briseurs de grève de diverse façon. La tactique est d’obtenir l’appuie du public en dénonçant certaines manoeuvres de l’employeur pour faire pression sur lui.  C’est une tactique néfaste dans ce cas-ci pour les syndiqués puisque le bien produit se vend auprès du public. Si j’appuis le syndicat dans ses revendications, pourquoi j’appuierais un employeur aussi antisyndical en achetant son journal? C’est logique de ne plus acheter le journal pendant le conflit, mais quand le conflit sera terminé, pourquoi est-ce que je devrais encourager ce mauvais employeur en achetant son journal à nouveau?

Le syndicat a porté plainte devant la commission des relations de travail. C’est son plein droit. Toutes ces accusations ont été rejeté à l’exception d’une, il faut croire que Sun Média n’est pas aussi antisyndical qu’ils le prétendent. Le commissaire André Bussière a été particulière clair sur plusieurs accusation du syndicat et particulièrement au sujet de la création de l’agence QMI.

« Il faut voir aussi que la volonté de contourner la loi est loin d’apparaître comme la seule motivation possible de l’employeur, ni même comme la plus vraisemblable. En effet, avec une certaine candeur, M. Jocelyn Poirier, de la franchise Argent, a expliqué que l’objectif était de développer les contenus et la visibilité de la marque en les diffusant sur différentes plateformes, dont la section Argent du Journal de Montréal, non pas seulement pendant le conflit de travail, mais à plus long terme, en permanence à vrai dire. Et cela, le requérant ne peut l’ignorer, la demande du Journal à ce sujet étant au cœur des négociations pour le renouvellement de la convention collective. En conséquence, aucune conclusion ne sera rendue contre le Journal à ce sujet. »

Dans le jugement, le juge donne raison à Joseph Facal. Il n’est pas un briseur de grève comme il l’a toujours prétendu. Contrairement au prétention du syndicat, il ne prend pas la place de Marco Fortier. Les syndiqués ont dénoncé M. Facal en allant jusqu’à perturbé une classe qu’il donnait à l’université. Pour plusieurs, il restera dans leur tête comme un briseur de grève malgré le fait le commissaire l’innocente complètement.

« En bref, il ressort de la preuve qu’à l’époque du déclenchement du lock-out, M. Joseph Facal, qui en avait exprimé le souhait en quelques occasions auparavant, s’est vu offrir par le Journal de passer à deux chroniques par semaine plutôt qu’une. Après que son contact au Journal lui eut donné l’assurance que cela n’était pas contraire à la loi, lui représentant que cette nouvelle chronique prendrait la place de celle d’un cadre et non d’un syndiqué, M. Facal accepta cette proposition. »

Le syndicat ne s’excusera pas à son égard de toute évidence, la perception est plus importante que les faits.  C’est un lucide, il doit être diabolisé…

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Un homme libre sur le plateau is Stephen Fry proof thanks to caching by WP Super Cache