Le luxe comme source de financement

July 6, 2009

On l’oublie parfois, mais le système public, c’est avant tout une assurance que tous les citoyens doivent payer obligatoirement. La RAMQ, c’est la Régie d’Assurance Maladie du Québec. L’assurance dans le système de santé offre de nombreux avantage tant pour le public que le privé.

Ce qui est important, c’est que tous les citoyens soient couvert. Si d’autres citoyens veulent avoir plus d’assurances ou utiliser une autre que celle offert par le public, ça demeure un choix personnel.

Quand on interdit les assurances privés, on interdit le luxe. Dans une société capitaliste, il faut comprendre que si les citoyens ne peuvent pas se payer du luxe en santé, ils vont simplement dépenser leur argent ailleurs. C’est donc un non-sens d’être contre le privé quand le système public est sous-financé.

Il faut voir le privé comme une source additionnelle de revenu. Les assureurs privés vont payer de l’impôt sur les profits qu’ils vont faire sur les citoyens qui auront décider de pas utiliser le système public. Les compagnies qui vont offrir des services privés vont aussi payer de l’impôt. Les citoyens qui vont avoir une assurance privé vont aussi payer via leur impôt l’assurance public. On se retrouve à les taxer indirectement pour leur recours au luxe.

Tout ce qui sera fait au privé, n’aura pas besoin d’être fait au public. Ce n’est pas la solution miracle, mais c’est certainement un moyen de financer adéquatement notre système de santé public.

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