La faute de l’employeur

March 31, 2009

Pourquoi est-ce qu’on blâme toujours l’employeur pour les salaires inférieurs donnés aux femmes selon les critères établis par le gouvernement ? C’est ce que la CSQ fait pour se désengagé de ses responsabilités. Pourtant, les syndicats devraient être des spécialistes pour l’évaluation de la valeur de main d’œuvre sur le marché. Dans la loi sur l’équité salariale, le syndicat a une part de responsabilité, mais c’est l’employeur qui doit faire tout le travail d’évaluation et prendre les risques de se tromper. Le syndicat a le beau jeu de contester une convention collective s’il y a discrimination et ce même s’il l’a signé. La tactique est simple, le syndicat a intérêt a signé de mauvaise convention collective et faire appel à la loi pour corriger sa mauvaise représentation.

Si signé une convention collective contenant une clause discriminatoire est passible d’une amende, qu’est-ce qu’on fait quand un syndicat maintien cette discrimination en signant à nouveau une convention collective discriminatoire. Les excuses de la CSQ sont pathétiques : « Il y a souvent des employeurs qui refusaient de façon systématique de donner toute information à son personnel, ce qui faisait en sorte que, souvent, lorsque venait le temps de renouveler des conventions collectives, il était impossible pour les syndicats de s’assurer qu’effectivement, l’équité salariale était maintenue. » On accuse l’employeur de ne donner des données pour faire une évaluation du maintien de l’équité. Bullshit !!!

Les syndicats peuvent parfaitement évaluer les conditions. La commission de l’équité salariale donne les quatre critères : les qualifications requises, les responsabilités assumées, les efforts requis et les conditions de travail. Dans le secteur publique, les syndicats n’arrêtent pas de nous dire qu’ils sont sous-payés, je ne vois pas pourquoi il ne serait pas capable de faire le même exercice pour savoir si leurs employés féminins sont sous-payé. Ils ont tous les outils et l’argent nécessaires pour évaluer les employés qu’ils représentent.

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