La liberté syndicale

March 17, 2009

La liberté d’association est protégée par la charte des droits et liberté. Tout le monde en convient, c’est une bonne chose. On peut plus facilement véhiculer une idée quand on a une organisation contrairement à une personne seule. Cependant, le droit d’association est plus important que la liberté d’expression. Même si une personne est seule, elle a le droit d’exprimer son opposition et refuser d’adhérer. C’est une chose de financer (formule Rand), c’est une autre chose de forcer un individu à adhérer pour avoir l’emploi. Des clauses dans la convention collective force un nouveau employé à adhérer à un syndicat C’est le concept de l’atelier fermé. Pour se donner une bonne conscience, les syndicats ont inventé l’expression liberté syndicale. La liberté de choisir son syndicat exclu bien entendu le droit de ne pas faire partie d’un syndicat.

C’est comme ça qu’on a eu un monopole des syndicats dans le domaine de la construction. Tout le monde doit être syndiqué pour pouvoir travailler car ce sont les syndicats eux-mêmes qui délivrent les permis. Tout monopole est néfaste. Si c’est vrai pour les banques et les pétrolières, c’est aussi vrai pour les syndicats. Les abus de la FTQ-Construction ont été possibles à cause du monopole. Le rapport de force entre les employeurs et les employés n’est plus balancé. On ne doit pas accuser les syndicats de cette situation, ils font leur travaille après tout en tentant d’obtenir le maximum pour leur membre. C’est le gouvernement qui doit être blâmé d’avoir pris un partie pris pour le syndicat.

Quelques pistes de solution :

Si cela prend une signature pour adhérer à un syndicat, les employés devraient la signer à chaque année. Le syndicat doit représenter la majorité des employés pour être crédible. Si ce n’est pas le cas, le syndicat devrait être dissous purement et simplement. Ceci dans le but d’éviter les syndicats fantôme comme la FTQ-TUAC qui donne juste un peu plus que le code du travail oblige et utilise les fonds de grève pour des employés en Californie.

Les cotisations syndicales ne devraient pas être versé par l’employeur, mais bien par les employés eux-mêmes. Le droit d’association est une affaire privé de chaque employé qui ne regarde en rien l’employeur. Ce n’est pas lui qui donne le service, alors pourquoi devrait-il percevoir des sommes d’argent pour un autre organisme? On peut comprendre pour les organismes gouvernementaux. L’impôt et certaines cotisations comme l’assurance chômage sont obligatoire selon la loi, mais le syndicat n’est pas obligatoire. De cette façon, les employés seraient plus attentifs aux décisions de leur syndicat et vice-versa. Le syndicat devrait leur remettre une facture avec TPS et TVQ, car après tout, il offre un service aux membres de la même manière qu’un consultant. Et bien entendu, à la fin de l’année, payer de l’impôt comme tout le monde.

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